Comprendre les blocages

Dans notre vie, certains domaines sont fluides. Les choses avancent naturellement, sans trop d’effort. En revanche, d’autres aspects sont plus difficiles. Cela bloque et cela nous épuise.
Les blocages sont des freins invisibles qui nous empêchent d’être pleinement nous‑mêmes et d’avancer vers ce que nous désirons profondément. Ils ne sont pas innés : ils se forment à la suite d’expériences douloureuses, laissant derrière elles des blessures. Tant que ces blessures ne sont pas libérées, les blocages continuent de persister et de limiter notre cheminement.
Nos blessures peuvent s’enraciner profondément en nous et provoquer ces types de blocages dans notre vie :
    • Des freins intérieurs : Ce sont les peurs que nous connaissons et les pensées limitantes qui nous empêchent d’oser. Elles nous empêchent de passer à l’action et de concrétiser nos projets de cœur, de nous exprimer librement et calmement, de poser nos limites, de nous autoriser du repos, de profiter du moment présent, de prendre des décisions ou d’oser être pleinement nous-mêmes au quotidien. 
    • Des freins extérieurs (en apparence) : Nous mettons tout en œuvre, et pourtant, nos objectifs semblent hors de portée. Les opportunités et les solutions ne se présentent pas. En réalité, nos blessures influencent directement notre énergie, et cette énergie conditionne ce que nous attirons ou non dans notre vie. C’est l’un des fondements spirituels de la Méthode Vibraction® : ce que nous portons en nous façonne ce qui se manifeste à l’extérieur. Les freins dits « extérieurs » ne sont que des reflets de nos blessures, projetées dans notre environnement.
Blocages

Formation des blocages

La résistance à l'inconfort et les blocages

Un blocage se forme généralement après une expérience douloureuse, lorsque nous ne parvenons pas à accueillir dans notre corps les sensations inconfortables qui se manifestent.
Une expérience douloureuse peut laisser une blessure lorsque nous résistons inconsciemment aux sensations inconfortables qui apparaissent dans notre corps. C’est cette blessure qui va ensuite provoquer des blocages dans notre vie.
Nos blocages apparaissent donc généralement après des événements difficiles comme un accident, un deuil, une agression, une humiliation, un abandon, une injustice ou encore une déception.
Comme nous ne savons généralement pas appréhender nos sensations inconfortables, nous avons tendance à tenter de les étouffer et à mettre en place des stratégies pour ne pas avoir à les ressentir pleinement.
Voici quelques exemples de stratégies adaptatives que nous utilisons souvent — parfois sans même nous en rendre compte — pour éviter de laisser ces sensations inconfortables s’exprimer dans notre corps :
    • La compensation : tenter de faire partir notre inconfort par une action qui va générer une impression de sécurité ou de soulagement.
        • Par exemple, manger de façon excessive, acheter compulsivement, consommer des substances, multiplier les sorties ou s’immerger dans le travail.
    • La rationalisation : minimiser ou relativiser ce qui nous blesse.
        • Par exemple, se dire “Ce n’était pas si grave” pour éviter de se confronter à l’émotion réelle.
    • La projection : attribuer la cause de notre inconfort à l’extérieur.
        • Par exemple, reprocher à un collègue son manque d’implication pour ne pas reconnaître notre propre part de responsabilité.
    • L’évitement : contourner les situations qui nous mettent face à nos peurs.
        • Par exemple, refuser de prendre la parole en public par crainte du jugement.
    • Le contrôle excessif : chercher à maîtriser chaque détail pour apaiser une peur lorsqu’on ne peut éviter la situation.
        • Par exemple, passer des heures à revoir un projet qui nous angoisse, dans l’espoir de tout anticiper.
Blocages
La clé est d’apprendre à accueillir pleinement nos sensations inconfortables. Accueillir, c’est accepter de ressentir les sensations qui émergent dans le corps, sans chercher à les fuir, les contrôler ou les effacer. Ce processus permet non seulement d’éviter la formation de nouvelles blessures et blocages, mais aussi de nous libérer progressivement de ceux déjà présents.
C’est ce processus « d’accueil » que nous apprenons à mettre en pratique lors des accompagnements Méthode Vibraction®.

Processus de formation d'un blocage

Création des associations

Nous avons vu précédemment que si nous vivons une expérience douloureuse et que nous ne parvenons pas à accueillir les sensations inconfortables qui se manifestent, une blessure peut se former.
Notre corps garde alors en mémoire certains éléments liés à cette expérience, et les associe à de la souffrance — même s’ils ne sont pas directement responsables.
Cela peut aller loin : un lieu, une odeur, un objet présent ce jour-là ou mêmes des mots entendus peuvent être associés à de la souffrance.
création d'associations après expérience douloureuse
Par exemple, si nous avons vécu un accident de voiture sans pouvoir accueillir les sensations inconfortables qui se sont manifestées, notre corps peut finir par associer la voiture, le lieu de l’accident ou même le fait de conduire à une forme de souffrance.
Alors, reprendre le volant ou revenir sur le lieu de l’accident peut déclencher une peur très forte, suffisamment puissante pour nous immobiliser. Dans ces conditions, l’action paraît impossible, car, inconsciemment, nous nous disons : « Si je le fais, je vais souffrir. »
création d'associations après expérience douloureuse

Préparation du corps à la souffrance

Chaque fois que nous rencontrons un élément que nous avons associé à une forme de souffrance, notre corps réagit même si rien de grave ne se passe réellement.
Nous pouvons alors être traversés par :
    • Une émotion inconfortable,
    • Des pensées limitantes, comme « Ce n’est pas pour moi » ou « C’est trop dangereux ».
Blocages

Par exemple, après avoir subi une agression, le simple geste d’une personne posant sa main sur notre bras peut suffire à déclencher une émotion inconfortable.

Le corps, ayant associé ce contact à l’expérience traumatique, anticipe par réflexe une issue douloureuse, même si la situation actuelle n’a rien de menaçant.

Blocages
On comprend ici qu’une émotion inconfortable ne reflète pas forcément la réalité. Elle est une projection liée à notre passé. Elle signifie : « Cette situation ressemble de près ou de loin à une situation qui t’a déjà blessé. ». Si notre corps réagit ainsi, c’est parce que des blessures sont encore présentes et envoient ce message.

Ce mécanisme d’association, qui s’enclenche après la formation d’une blessure, est tellement inconfortable qu’il nous bloque dans nos actions et nous pousse à éviter certaines situations, non pas parce qu’elles sont réellement dangereuses, mais parce qu’elles ressemblent à un souvenir douloureux.

Cela rejoindrait la théorie de l’émotion construite, publiée en 2017 par Lisa Feldman Barrett, psychologue canado-américaine et professeure de psychologie.
Elle défend l’idée que nos émotions ne sont pas des réactions biologiques préprogrammées, mais des constructions de notre cerveau, façonnées par nos expériences passées.
👉 Lien vers son article scientifique “The Theory of Constructed Emotion” (2017).

Il est important de comprendre que se libérer de nos blessures et nos blocages ne signifie pas perdre sa capacité à se protéger. Les enseignements de nos expériences restent en nous.
Même une fois la blessure libérée, nous restons pleinement capables de réagir face au danger. Le corps répond avec précision, sans être envahi par une émotion inconfortable, ce qui le rend plus efficace. L’esprit reste clair, et toutes nos capacités sont disponibles.

Pour mieux comprendre ce mécanisme, tu peux consulter mon article de blog « La peur n’est qu’une illusion de protection« .

Blocages

Exemple de formation de blocage : Peur de parler en public

Formation du blocage

Imaginons une personne qui a vécu une mauvaise expérience en classe lorsqu’elle était enfant. Par exemple, elle a fait une présentation devant la classe et ses camarades l’ont ridiculisée. Elle a ressenti de la tristesse et de la honte face à cette situation.

Ses ressentis étant trop inconfortables et ne sachant pas les appréhender, elle a tenté de les faire taire en se changeant rapidement les idées.
Elle y a  inconsciemment résisté. Cela a formé une blessure en elle.
En parallèle, son corps a associé le fait de parler en public à une forme de souffrance, ce qui va ensuite la bloquer dans divers contextes.

Blocages

Conséquences du blocage

Chaque fois que cette personne doit parler en public, elle a peur et se sent bloquée car elle s’attend inconsciemment à souffrir, comme dans son passé. Cependant, cette association du corps basée sur son passé n’est pas la réalité.
Son corps réagit alors en produisant une sensation de lourdeur à la poitrine, mais aussi des réactions physiques telles que des palpitations, ou les mains moites. Elle peut aussi avoir des pensées limitantes comme « Je ne suis pas douée pour ça » ou « Tout le monde va se moquer de moi ». Pour ne pas avoir à ressentir de nouveau cet inconfort, elle essaye d’éviter de parler en public. 
Quand elle doit nécessairement prendre la parole en public pour ses études, elle se prépare de manière intensive: elle écrit son discours mot à mot et le répète plus d’une dizaine de fois, ce qui lui demande énormément de temps et l’épuise. Il lui arrive même d’en oublier de manger et de boire.
Elle reste aussi très attentive à ce que les autres pourraient penser de ses propos, au point de retravailler son discours encore et encore, comme si tout en dépendait. Il y a de nombreux moments où elle préfèrerait simplement se reposer et profiter, mais elle n’y parvient pas : le discours occupe tout son esprit.
Une telle minutie, lorsqu’elle est subie, est généralement le reflet d’une stratégie adaptative face à des blessures. En l’absence de blessures, son comportement serait tout autre : elle ne se préoccuperait pas du regard des autres, mais de la meilleure manière de leur transmettre ce qu’elle souhaite partager. Sa préparation ne prendrait pas non plus cette forme contraignante et épuisante.
Malgré toute cette préparation, elle est angoissée pendant ses présentations. Elle peut bégayer et perdre le fil de ses pensées. Cela l’empêche de s’exprimer librement et augmente son anxiété. Chaque prise de parole en public devient de plus en plus difficile.
Sa blessure n’affecte pas seulement ses présentations dans le cadre de ses études, mais aussi ses interactions sociales. Elle a peur de s’exprimer et d’être authentique avec les autres par peur d’être humiliée et vue comme incompétente. Cela la bloque aussi dans les projets qui lui tiennent à cœur, où elle doit communiquer et interagir avec d’autres personnes.
Blocages
Une blessure peut avoir des répercussions dans différents contextes, par les associations établies suite à l’expérience douloureuse.

Explorer les blocages sur une dimension plus subtile

Notre corps ne se limite pas à sa dimension physique. Il existe des couches plus subtiles, où de nombreux phénomènes se produisent. Le corps physique est une forme d’énergie dense, mais il fait partie d’un ensemble plus vaste, composé de différentes couches où l’énergie est plus subtile et donc invisible à l’œil nu.
Certaines expériences douloureuses que nous avons vécu ont laissé des empreintes subtiles dans notre corps. Ces empreintes énergétiques correspondent aux blessures à l’origine de nos blocages.
Blocages
En général, lorsque nous vivons une expérience douloureuse et que nous ne parvenons pas à accueillir les sensations inconfortables qui se manifestent, une énergie subtile se forme et se bloque dans notre corps.
Cette énergie subtile conserverait des informations perçues au cours de l’expérience douloureuse, telles que : les individus présents, les objets remarqués, le lieu, les sons, les odeurs, les sensations corporelles, les paroles entendues, ainsi que la conclusion que nous avons tirée de la situation (exemple : “Je ne suis pas assez bien, je dois m’améliorer”).
Blocages
Cette énergie se ravive dès que nous rencontrons un élément nous rappelant inconsciemment l’expérience douloureuse. Autrement dit, elle se réveille dès que nous croisons un élément que notre corps a associé à cette blessure.
Quand elle se ravive, elle s’exprime par une émotion inconfortable et des pensées limitantes. Ces pensées peuvent être : « ce n’est pas pour moi » ou « c’est trop dangereux ».
Parfois, des fragments de l’expérience douloureuse passée refont surface dans notre esprit. Mais très souvent, il s’agit simplement d’un inconfort diffus, sans souvenir ni flashback, qui semble n’avoir aucun lien avec le passé.
Cette énergie envahit alors tout notre corps et nous amène à percevoir la situation présente à travers le filtre de l’expérience ancienne.

Ce filtre agit sans que nous en ayons conscience : nous pensons juste réagir au présent, mais en réalité, c’est une blessure ancienne qui colore notre perception et nous enferme dans l’anticipation que l’histoire se répète. Notre réaction face à la situation rencontrée pourrait alors sembler disproportionnée, rendant nos comportements difficiles à comprendre pour certaines personnes.

En remettant cette énergie en mouvement et en la transmutant, nous nous libérons définitivement de la blessure. La mémoire de l’expérience reste enregistrée, mais elle ne provoque plus de souffrance, et les conclusions erronées que nous avions tirées de la situation se dissolvent, laissant place à un profond sentiment de paix intérieure. Les blocages qu’elle provoquait n’existent plus.

Origine des blocages

Des origines parfois très lointaines

Nos blessures ne sont pas uniquement issues de nos expériences personnelles dans cette vie. Elles peuvent également trouver leurs origines dans notre lignée familiale ou même dans nos vies antérieures. C’est aussi pour cela que nous avons parfois des peurs ou plus largement des blocages que nous ne comprenons pas.
Le corps garde la mémoire de ces expériences douloureuses, même quand nous n’en avons pas conscience. Ainsi, une situation du quotidien peut réactiver, par association, une blessure très ancienne : nous ressentons alors un inconfort, sans savoir d’où il vient. Le temps n’efface pas ces traces, il les recouvre simplement, jusqu’à ce qu’elles se manifestent à nouveau et nous freinent dans nos actions.

La lignée familiale

Lors de la conception
Des blessures présentes chez les parents se transmettent à leur bébé via les cellules reproductrices, c’est-à-dire l’ovule et le spermatozoïde. Une partie de ces blessures est elle-même héritée de leurs propres parents, et ce processus se perpétue au fil des générations.
Blocages
L’épigénétique ouvre une piste fascinante : les traumatismes pourraient laisser des traces biologiques sur les gènes, transmissibles aux générations suivantes. Ces travaux sont notamment approfondis par Rachel Yehuda, professeure américaine de psychiatrie et de neurosciences. Pour en savoir plus sur les travaux de Rachel Yehuda, il est possible de consulter cet article : Les traumatismes peuvent-ils se transmettre par les gènes ?
Durant la grossesse

Si une mère endure des épreuves douloureuses pendant sa grossesse et n’est pas en capacité d’accueillir les sensations inconfortables qui la traverse, ces expériences pourraient également laisser des blessures dans le corps de son bébé.

Des recherches scientifiques révèlent que l’anxiété maternelle au cours de la grossesse pourrait laisser une empreinte sur l’enfant, influençant son comportement et sa santé mentale. Ces travaux sont notamment approfondis par Bea Van den Bergh, psychologue et chercheuse belge spécialisée dans l’étude de l’impact du stress prénatal sur le développement des enfants. Pour en savoir plus sur les travaux de Bea Van den Bergh, il est possible de consulter cet article : Effets du stress prénatal sur le développement cognitif et psychoaffectif de l’enfant : une revue de la question.

Blocages
Lorsque nous nous libérons d’une blessure familiale avec la Méthode Vibraction®, nous libérons à la fois nos descendants, mais aussi nos ascendants et nos frères et sœurs qui en sont également porteurs.

Les vies antérieures

Nous portons des blessures de nos vies antérieures.
La crainte de se montrer ou de prendre la parole peut trouver ses racines dans des blessures proches ou très anciennes. Il est possible, par exemple, que nous portions une blessure d’une vie où nos dons extrasensoriels, révélés au grand public, ont entraîné une condamnation au bûcher.

Les expériences personnelles dans cette vie

Dès notre enfance, lorsque nous vivons des expériences douloureuses, et que nous ne sommes pas en capacité d’accueillir les sensations inconfortables qui nous traversent, de nouvelles blessures peuvent se former en nous et nous bloquer dans notre quotidien. Par exemple, si nous subissons un événement traumatisant, comme un accident de voiture, nous pouvons développer une peur de conduire même si nous n’avions pas cette peur auparavant.

La clé du moment présent

La Méthode Vibraction® nous permet de nous libérer de nos blessures et donc de nous libérer des blocages qui en découlent sans avoir besoin de remonter à leur origine ni de revivre l’expérience douloureuse.
Blocages

💫 Cette page est un extrait des contenus que je partage dans le cadre de mes accompagnements. J’ai à cœur que les concepts soient clairs, détaillés, et fidèles à leur profondeur pour que rien d’essentiel ne se perde en route. Les fichiers pdf transmis au fil du parcours te permettront de revenir sur les notions abordées ensemble, à ton rythme, selon tes besoins ou envies du moment. Parce que l’intégration se fait souvent par étapes, et qu’un rappel peut parfois ouvrir une nouvelle compréhension. Tout est là pour te soutenir, en douceur et en profondeur.

Tu as l’impression de tourner en rond ?

Des projets qui stagnent, des portes qui ne s’ouvrent pas, une sensation d’être freiné… Ces blocages ne sont pas le fruit du hasard. Ils sont liés à des blessures parfois très anciennes. Grâce à la Méthode Vibraction®, je t’accompagne pour que tu puisses t’en libérer et retrouver une vie plus fluide, plus sereine et plus épanouissante.
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