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- « Elle est anxieuse. »
- « Elle est timide. »
- « Elle est trop gentille. »
- « Elle est trop perfectionniste. »
- « Elle se prend trop la tête. »
- …
Avec le temps, j’ai compris ceci : ces étiquettes ne sont pas nous.
J’ai découvert que bien des comportements naissent de blessures (laissées par des expériences douloureuses) qui pèsent toujours en nous.
Lorsque nous nous en libérons, de nouvelles facettes de nous-même se révèlent.
Ce qu'il y avait derrière mes étiquettes difficiles à porter
🟣 L’anxiété : la prison invisible
J’ai longtemps pensé que je resterais enfermée là‑dedans pour toujours.
En réalité, mon anxiété n’était que l’écho d’un passé difficile.
Certaines expériences avaient laissé des traces en moi, et elles continuaient de peser sur mon présent.
Ces peurs m’éloignaient de ce qui comptait vraiment pour moi et m’épuisaient profondément.
J’ai constaté que lorsque mes blessures se libéraient et que les peurs se levaient définitivement, il me restait l’essentiel : les enseignements de mes expériences, mes réflexes, sans la tension qui m’envahissait, avec bien plus de clarté.
Si tu veux aller plus loin, je montre dans cet article en quoi nos peurs ne nous protègent pas réellement : « La peur n’est qu’une illusion de protection ».
🟣 La timidité : le retrait comme refuge
Je l’ai longtemps prise pour une part de moi.
En vérité, c’était ma façon de me retirer quand la peur se réveillait. Me cacher me donnait l’impression d’être en sécurité.
Ces peurs venaient d’un vécu douloureux qui pesait encore en moi. Quand cette souffrance s’est libérée de mon corps, je ne me sentais plus du tout timide dans des situations pour lesquelles je l’étais auparavant.
Je suis de plus en plus convaincue que la timidité n’est pas un trait inné : nous avons simplement des peurs, et l’une des stratégies pour y faire face est de nous retirer.
🟣 La gentillesse excessive : dire “oui” pour être appréciée
Elle révélait une vraie difficulté à poser mes limites.
Je disais “oui” trop vite, trop souvent, par peur d’être jugée ou de blesser.
Je voulais tellement être respectée et appréciée, parce que, par le passé, je me suis sentie très seule et c’était douloureux.
Un passé douloureux s’invitait encore dans mon présent.
Quand les blessures à l’origine de mes peurs se sont libérées, j’ai découvert que je devenais naturellement plus honnête avec les autres, tout en restant dans une communication non violente. Sans charge émotionnelle excessive, notre façon de parler reste douce et posée.
🟣 Le perfectionnisme épuisant : vouloir être irréprochable pour être aimée
Je voyais cela comme une qualité.
Mais avec le temps, cela m’a épuisée.
Derrière, il y avait la peur de décevoir, de ne pas être “assez”.
Ce besoin de tout contrôler venait de blessures qui m’avaient fait croire qu’il fallait être parfaite pour être aimée.
À mesure que mes blessures se libéraient, j’avais de moins en moins de difficulté à offrir un travail “imparfait”. Je restais très investie — ça, ça n’a pas changé — mais je ne tournais plus en boucle sur chaque détail, et cela ne m’épuisait plus.
🟣 Le mental qui tourne en boucle de manière spontanée et incontrôlable : l’hypervigilance déguisée
Certaines personnes ont développé une grande capacité d’analyse : elles imaginent des scénarios, évaluent les risques, réfléchissent en profondeur. C’est une vraie richesse.
Mais il existe aussi une autre forme de pensée, beaucoup moins choisie : la rumination. Ces moments où l’esprit tourne en boucle sur un sujet, sans qu’on l’ait décidé et sans pouvoir l’arrêter. Là, ce n’est plus de la réflexion, c’est quelque chose qui nous dépasse et qui nous épuise.
Il s’agit généralement d’un mode d’hypervigilance activé par des blessures qui pèsent encore en nous. C’est une manière inconsciente de tenter d’éviter de revivre ce qui a déjà fait mal.
Ce mécanisme d’hypervigilance — que je subissais — me faisait bien plus souffrir que la possibilité de revivre les histoires qui m’avaient blessée.
J’ai découvert qu’au fur et à mesure que je me libérais de mes blessures, mon mental s’apaisait naturellement.
Je pouvais davantage profiter du moment présent, tout en gardant mon sens analytique lorsque j’en avais besoin.
Quand nos blessures se libèrent, on découvre de nouvelles facettes
Ces étiquettes ont fait partie de mon histoire.
Mon chemin m’a appris ceci : lorsque nous nous libérons de nos blessures, nous renouons avec notre authenticité, nous découvrons de nouvelles facettes de notre potentiel, et des étiquettes tombent. 🦋
Beaucoup de choses que l’on croyait innées peut souvent évoluer.
