Les fondements de mon approche : La Méthode Vibraction® et d'autres ressources
Écouter ton corps, c’est revenir à ce qui sait déjà te ramener à un mieux-être.
L'accueil des sensations corporelles
Je m’appuie sur la pratique fondamentale de la Méthode Vibraction® pour laquelle je suis praticienne certifiée depuis 2024 : accueillir ses sensations, depuis un espace sécurisant. C’est cette qualité de présence qui ouvre la voie à de profonds bienfaits.
Ma manière d’accompagner, en revanche, m’est propre. Elle s’est construite au fil de mon travail, nourri par mes recherches et mes observations. Si tu t’attends à une approche fidèle en tous points à ce que décrit la créatrice de la Méthode Vibraction®, tu ne retrouveras malheureusement pas cela avec moi.
Pour clarifier les rôles que jouent nos sensations, je me suis en partie inspirée des travaux du psychologue Eugene Gendlin, créateur du Focusing dans les années 1960, ainsi que de ceux d’Ann Weiser Cornell. Certaines de mes propres observations rejoignent d’ailleurs les leurs.
Une approche concrète
Dans mes accompagnements, je reste attachée à une approche concrète et sobre : je pars essentiellement de mes observations et j’émets parfois des hypothèses. Je choisis volontairement de ne pas chercher à attribuer un sens qui dépasserait vraiment l’expérience vécue.
Il existe mille façons d’accompagner. Certaines approches proposent des lectures plus symboliques qui peuvent soutenir certaines personnes. D’autres ont besoin d’un espace plus concret. Mon rôle, c’est d’offrir cet espace là.
Trois bases complémentaires
Dans mes accompagnements, je m’appuie sur trois grandes fondations : La Méthode Vibraction® de Hélène Pavot, la méthode du Focusing de Eugene Gendlin, et la théorie de l’émotion construite de Lisa Feldman Barrett.
Je vous les introduit ici, pour que vous puissiez comprendre ce qui guide mon travail.
Qu’est‑ce que la Méthode Vibraction® ?
Une approche créée par Hélène Pavot
Créée en 2018 par Hélène Pavot, ancienne orthophoniste formée aux soins énergétiques, la Méthode Vibraction® est une approche de libération des blocages en passant par l’accueil de nos sensations corporelles. Elle a été pensée pour être simple, accessible et utilisable en autonomie dans le quotidien.
Une méthode centrée sur l’accueil des sensations corporelles
Hélène s’est rendu compte que les sensations corporelles que nous ressentons dans certains contextes ne signifient pas toujours ce que nous croyons. Par exemple, il arrive que l’on ressente une lourdeur, un inconfort face à une situation et que l’on interprète immédiatement cela comme un signe que « ce n’est pas le bon chemin ». Alors que parfois ce n’est pas le cas.
Ces sensations portent souvent une autre information ou des informations beaucoup plus riches. Elle a observé que les décisions les plus justes émergent dans un espace de neutralité, après avoir laissé toutes les sensations du moment s’exprimer.
Elle a également remarqué que lorsque l’on accueille nos sensations corporelles, nous nous libérons facilement de nombreux conditionnements limitants et du poids d’un passé difficile.
Des personnes qui n’arrivaient pas à poser leurs limites pour mille raisons se sont retrouvées, soudainement, capables de le faire. D’autres, persuadées que parler devant un groupe leur attirerait des ennuis ou des humiliations, ont découvert qu’elles pouvaient être à l’aise dans cet espace. Certaines, habituées à manger beaucoup dès qu’elles se sentaient mal, ont vu ce réflexe s’arrêter définitivement. Et bien d’autres transformations de ce type.
Ce que j’en fais dans mes accompagnements
Dans mes accompagnements, je m’appuie sur la pratique fondamentale de cette méthode pour laquelle je suis formée et certifiée : l’accueil des sensations corporelles, dans un espace sécurisant.
Ce que j’apprécie dans cette méthode, c’est qu’elle invite à accueillir tout type de sensation corporelle — pas seulement celles accompagnant nos émotions. Même les sensations qui nous semblent anodines, ordinaires, ou purement “physiques” ont leur place. Et c’est justement dans cette écoute large que l’on découvre de nombreux bienfaits.
Qu’est‑ce que la méthode du Focusing ?
Une approche créée par Eugene Gendlin
Le Focusing est une méthode développée dans les années 1960-1970 par Eugene Gendlin, philosophe et psychologue américain, à l’Université de Chicago. Il l’a mise au point en travaillant avec le psychologue Carl Rogers.
En étudiant de nombreuses séances de thérapie, Gendlin a remarqué un point commun chez les patients qui allaient durablement mieux : à un moment donné, ils arrêtaient de chercher à expliquer leur problématique avec des mots précis, et se mettaient à décrire un ressenti plus flou, présent dans leur corps.
Par exemple, plutôt que de dire « je suis stressé·e à cause de mon travail », la personne disait quelque chose comme : « il y a une pression, là, dans ma poitrine… c’est difficile à expliquer, mais ce n’est pas juste du stress, c’est plus lourd que ça. » C’est ce ressenti-là — vague au départ, mais bien réel dans le corps — que Gendlin a appelé le felt sense (littéralement, « le sens ressenti »).
Le "felt sense" : une manière corporelle de mieux comprendre ce que l’on vit
Le felt sense (ou « sens corporel », selon la traduction retenue par l’Institut Français d’Enseignement du Focusing) désigne cette sensation corporelle qui, dès lors qu’on l’écoute avec curiosité, nous donne des informations plus précises et plus complètes sur ce que nous vivons.
Le Focusing consiste justement à porter son attention sur ce ressenti, à rester avec lui, sans chercher à le faire disparaître ni à l’expliquer trop vite. En lui laissant du temps et de l’espace, il se précise petit à petit, et peut faire émerger une compréhension nouvelle, et/ou un changement dans la façon dont on vit la situation.
La description qui suit est une adaptation libre de l’explication du felt sense proposée par Ann Weiser Cornell, qui a enseigné le Focusing aux côtés d’Eugene Gendlin.
Imagine que tu es au téléphone avec quelqu’un que tu aimes, qui vit loin de toi. Cette personne te manque, et tu viens d’apprendre que tu ne la reverras pas de sitôt. Tu raccroches, et tu sens une lourdeur dans la poitrine, peut-être autour du cœur. Ou imagine que tu es dans une pièce, avec un groupe de personnes qui doivent chacune parler à tour de rôle. À mesure que ton tour approche, tu sens ton ventre se serrer, comme un ressort qu’on enroule de plus en plus fort. Ou encore : tu marches un matin, après la pluie, l’air est frais. Tu passes une colline, et là, devant toi, un arc-en-ciel parfait, dont les deux extrémités touchent le sol. En le regardant, tu sens ta poitrine s’ouvrir, une sensation chaude, ample, qui se déploie.
Ces sensations, ce sont des felt senses.
Si l’on reste seulement au niveau des émotions, la peur, c’est la peur — un seul mot, pour tout ce que l’on ressent. Mais au niveau du felt sense, on peut sentir que cette peur précise est beaucoup plus que ça.
Dès qu’on lui porte une attention curieuse et bienveillante, le felt sense change. Il se précise, se déploie, révèle des souvenirs, puis des solutions, une clarté, un regard plus apaisé sur la situation, des nouveaux comportements. Plus concrètement, quand un felt sense est écouté et qu’il se transforme, quelque chose en soi se transforme aussi.
Cela peut apporter, notamment :
un apaisement de l’anxiété, du stress et des émotions fortes
un relâchement des auto‑critiques et du jugement intérieur
des relations plus apaisées et plus authentiques
une manière d’avancer là où on se sentait coincé
plus de confiance en soi
des décisions plus alignées avec ce qui compte vraiment
Ce n’est donc pas seulement “plus d’informations” sur ce que l’on vit. C’est une transformation intérieure réelle, qui se ressent dans le corps et qui change notre manière d’être au quotidien.
L'évolution portée par Ann Weiser Cornell et Barbara McGavin
Ann Weiser Cornell a rencontré Gendlin en 1972, alors qu’elle était étudiante en linguistique à l’Université de Chicago. Elle a ensuite enseigné le Focusing à ses côtés à partir de 1980, avant de développer, avec Barbara McGavin, sa propre approche : l’Inner Relationship Focusing.
Gendlin distingue clairement le felt sense d’une sensation « purement physique » (une douleur au dos, un mal de gorge,…). Pour lui, le symptôme en lui-même n’est pas considéré comme un felt sense — les deux relèvent de catégories différentes. En conséquence, la même qualité d’attention n’était pas appliqué directement aux symptômes physiques.
Ann Weiser Cornell — notamment dans son livre The Radical Acceptance of Everything, coécrit avec Barbara McGavin — remet en question cette distinction stricte héritée du Focusing traditionnel. Elle explique que son expérience personnelle l’a menée à un constat différent : accueillir les sensations, en apparence d’ordre purement physiques, avec la même qualité d’attention que pour un felt sense classique, peut aussi ouvrir la voie à une meilleure compréhension de soi, et parfois à un mieux-être. Cette évolution élargit le champ du Focusing.
Ce que j’en fais dans mes accompagnements
C’est précisément dans cet esprit que je m’inscris, en m’appuyant sur la même philosophie que la Méthode Vibraction® : toutes nos sensations méritent d’être accueillies — qu’elles accompagnent une émotion, qu’elles semblent anodines, qu’elles paraissent purement physiques, ou qu’on n’en comprenne pas encore le sens. Cette écoute se fait toujours en complément d’un suivi médical, et ne le remplace jamais : accueillir une sensation n’a pas vocation à se substituer à l’avis d’un professionnel de santé.
Je m’appuie d’ailleurs sur certaines des perspectives de Eugene Gendlin et de Ann Weiser Cornell pour clarifier les rôles que jouent nos sensations, mais une grande partie est issue de mes propres recherches et observations.
Ce que j’essaie de faire avant tout, c’est de relier entre elles les découvertes les plus intéressantes sur l’écoute des sensations corporelles, qu’elles viennent du Focusing, de la Méthode Vibraction®, ou d’ailleurs — pour en construire une vision plus large, qui me semble cohérente. Certaines approches ne s’intéressent qu’à un type de sensations corporelles. D’autres utilisent des mots que je trouve trop vagues. Ce qui m’importe, c’est de proposer une manière de parler des sensations qui soit compréhensible, nuancée, et utilisable au quotidien.
Qu’est‑ce que la théorie de l'émotion construite ?
Une théorie portée par Lisa Feldman Barrett
Popularisée en 2017 par Lisa Feldman Barrett, psychologue et neuroscientifique américaine, dans son livre How Emotions Are Made, la théorie de l’émotion construite propose une manière nouvelle de comprendre nos émotions. Elle fait aujourd’hui référence dans une partie de la recherche en neurosciences affectives.
Pendant longtemps, l’idée dominante était que nos émotions sont innées, câblées dans le cerveau dès la naissance — un peu comme des circuits automatiques que nous aurions tous en commun, et même avec d’autres animaux. Face à un serpent, par exemple, ce circuit déclencherait « la peur » : une expression du visage typique, une accélération du cœur, etc.
Les travaux de Lisa Feldman Barrett remettent cette idée en question. Selon sa théorie, les émotions ne sont pas des réactions automatiques et universelles, mais des constructions, propres à chaque situation et à chaque personne.
Face à un serpent :
- une personne aura peur et fuira ;
- une autre aura peur et voudra attaquer ;
- une autre encore ne ressentira aucune peur ;
- etc.
Il n’existe pas une seule « peur » dans un contexte particulier, avec une seule expression et une seule réaction. Il existe une multitude d’expériences différentes, que l’on regroupe sous ce même mot — et certaines personnes, dans ce même contexte, ne ressentiront même aucune peur.
L'anticipation du corps
Ce que fait notre corps, en permanence, c’est essayer d’anticiper ce qui pourrait se passer dans une situation donnée, en fonction de ce qu’il a appris par le passé — et il nous prépare à agir en conséquence. Nous ressentons alors des sensations particulières.
Un exemple simple : si un proche t’a fait un jour un gâteau délicieux, et qu’il t’annonce qu’il t’en refait un la semaine suivante, ton corps peut déjà commencer à saliver, avant même d’y avoir goûté.
Ou bien : si tu as vécu une dispute difficile avec quelqu’un, il est possible que, la fois suivante où tu le croises, ton ventre se serre légèrement, ou que ta respiration se modifie. Ton corps anticipe ce qui pourrait se passer, en s’appuyant sur ce qu’il a appris de la dernière interaction — même si, dans la réalité présente, rien ne dit que la situation va se reproduire.
Nos sensations corporelles et leur interprétation
Nous ressentons, dans différents contextes, des sensations corporelles — le cœur qui bat plus vite, une respiration plus forte, une sensation de chaleur ou de lourdeur.
Et c’est l’interprétation que notre cerveau donne à ces sensations, en fonction du contexte, qui construit l’émotion que nous ressentons.
Selon Lisa Feldman Barrett :
1. On ressent d’abord des sensations corporelles brutes
Battements du cœur, chaleur, tension, nœud dans le ventre, gorge serrée, lourdeur… Ces sensations ne sont pas des émotions : ce sont de simples informations internes que le corps envoie.
2. Le cerveau leur donne ensuite un sens
Pour interpréter ces sensations, il s’appuie sur notre passé, nos apprentissages, notre culture, et le contexte du moment. C’est ce travail d’interprétation qui transforme une sensation en « émotion ».
3. L’émotion est donc construite par le cerveau
Un même type de sensation peut être interprété de façons très différentes selon la situation. Par exemple, si tu as le cœur qui bat vite, que tu respires plus fort et que tu as chaud :
- dans une ruelle sombre, ton cerveau peut interpréter ça comme de la peur ;
- en train de courir un sprint, ce sont des sensations similaires, mais ton cerveau les interprète comme un effort physique normal ;
- en attendant un message important, ton cerveau peut y voir de l’excitation.
Les sensations sont similaires ; l’émotion, elle, change selon le contexte.
4. Une « émotion » est une interprétation posée par le cerveau sur des signaux corporels
Une « émotion », c’est une manière de donner du sens à ce que l’on ressent, à nos sensations, dans un contexte.
Ce que j'en observe, dans mon accompagnement
Dans les accompagnements que je mène, je constate effectivement que chaque personne a des émotions qui lui sont propres, et qui découlent d’un vécu particulier. La théorie de Lisa Feldman Barrett vient appuyer, et éclairer, ce que j’observe sur le terrain. Une personne peut, par exemple, avoir toujours été sereine dans un contexte donné, puis se sentir très mal à l’aise dans ce même contexte après y avoir vécu un événement difficile.
J’observe aussi qu’en accueillant nos sensations — en prenant le temps de les ressentir, plutôt que de leur donner une interprétation rapide — nous obtenons bien plus d’informations sur la manière dont elles se sont construites, et sur ce qu’elles cherchent réellement à nous dire. L’étiquette émotionnelle, elle seule, ne nous apprend qu’une petite partie de ce que ces sensations signifient vraiment.
Aller plus loin avec un accompagnement sur‑mesure
Lorsque l’on apprend à écouter ses sensations, un nouveau chemin peut s’ouvrir : on retrouve joie de vivre, sérénité et clarté. Si tu veux être guidé·e dans cette exploration, mes accompagnements sont là pour t’y aider — avec douceur, précision et profondeur.
