Nous avons tous des peurs : peur de dire non, de mal faire, d’être blessé, de changer de travail, de prendre la parole…
Une peur ne signifie pas forcément « n’y va pas ».
Elle dit plutôt : « quelque chose qui compte pour toi semble menacé ».
Ton corps ne réagit jamais au hasard.
Il s’appuie sur tes apprentissages, tes expériences difficiles, et les associations qu’il a construites au fil du temps pour détecter une menace — réelle ou supposée.
Dans cet article, je distingue deux types de peurs : les peurs pertinentes, et les peurs non pertinentes.
Cette classification m’est propre — je ne prétends pas détenir la vérité. Il existe de nombreuses manières d’aborder les peurs ; de mon côté, j’apporte une nuance différente, qui pourra évoluer au fil de mes recherches et de mes expériences.
1) Les peurs pertinentes : quand ton bien-être est réellement menacé
Une peur « pertinente » signale qu’un enjeu concret existe : quelque chose qui compte vraiment pour toi est menacé. Elle renforce l’urgence d’agir pour préserver ton bien-être.
Si quelqu’un veut t’attaquer et que tu n’es pas en capacité de te défendre, ton corps va fort probablement déclencher de la peur.
Une personne très entraînée au combat, elle, pourrait rester relativement calme — elle a confiance en sa capacité à se défendre. La menace n’est pas perçue de la même manière selon notre histoire.
Les peurs pertinentes peuvent aussi être plus subtiles.
Exemple : la surcharge de travail
Imagine une personne déjà débordée. Son manager lui annonce un nouveau projet. Elle ressent de la peur parce que :
son corps a associé le fait de poser ses limites au danger
et avoir du temps libre est essentiel pour elle
Son bien-être est réellement compromis : la peur est pertinente.
Mais si cette même personne savait poser ses limites sans difficulté, le projet supplémentaire ne serait fort probablement pas perçu comme une menace.
👉 Les peurs dépendent donc de notre histoire, de nos conditionnements, et de ce que notre corps a appris à associer au danger.
2) Les peurs non pertinentes : quand le danger est perçu de trop loin
Une peur que je qualifie de « non pertinente » implique que ce qui compte pour toi n’est pas réellement menacé — c’est une situation avec laquelle tu peux vivre sans difficulté, même si ton corps réagit comme s’il y avait un danger.
Lors d’une expérience difficile, ton corps associe des éléments présents au danger ou au désagréable.
C’est son fonctionnement naturel, pas un dysfonctionnement.
Et tant que nous n’avons pas pleinement intégré ce qui s’est passé dans cette expérience difficile, des associations non pertinentes vont avoir tendance à persister.
Intégrer, c’est pouvoir revisiter une expérience, en examiner les éléments un par un, et les comparer à tout ce que nous avons appris sur chacun d’entre eux. Ce processus permet de distinguer ce qui est réellement dangereux de ce qui ne l’est pas.
Mais même si l’on fait cette analyse mentalement, il arrive souvent que cela ne suffise pas à modifier les associations, très ancrées.
L’écoute du corps, l’approche que je partage, permet d’accomplir ce processus d’intégration beaucoup plus facilement et de reconstruire les associations non pertinentes.
Exemple : l’accident de voiture
Lors d’un accident à une intersection, ton corps pourrait associer la voiture, l’intersection et le lieu au danger.
Tu pourrais alors avoir peur de conduire, ou de repasser par cet endroit.
Le lieu de l’accident ou la voiture ne sont pas dangereux en eux‑mêmes. Mais tant que ton corps n’a pas appris le contraire, tu recevras encore le signal de danger. C’est simplement l’association qu’il a construite — et qu’il peut réécrire.
En résumé
👉 Parfois, la peur signale un réel enjeu — quelque chose qui compte pour toi est véritablement menacé → une ou des actions sont nécessaires pour préserver ton bien-être.
👉 D’autres fois, la peur n’est pas pertinente → aucune action n’est nécessaire pour préserver ton bien-être. Des associations au danger ne sont pas pertinentes.
Comment identifier les actions justes et apaiser rapidement tes peurs ?
La réponse est plus simple qu’on ne l’imagine : elle est en toi. 😊
Quand la peur apparaît, elle se manifeste toujours par des sensations corporelles plus ou moins subtiles : lourdeur, nœud, tension, frissons, …
Voici le processus que tu peux mettre en place dès que tu as peur :
Repère la sensation la plus présente dans ton corps.
Ressens-la avec douceur et curiosité, jusqu’à ce qu’elle se transforme et disparaisse.
Cette sensation te guide — souvent inconsciemment — vers l’origine de ta peur, et la manière dont elle s’est construite. Deux issues sont alors possibles :
- Si une action est nécessaire pour ton bien-être, elle devient évidente et naturelle, et la peur disparaît. (Bien sûr, si le danger est immédiat, on se met d’abord en sécurité.)
- Si la situation n’est pas réellement dangereuse, tu deviens serein·e sans rien changer : les associations non pertinentes se réorganisent automatiquement.
Ce processus — accueillir et ressentir les sensations corporelles qui émergent — c’est ce que j’appelle l’écoute du corps.
C’est une approche que j’ai élaborée à partir de mes recherches, de mes observations, de la Méthode Vibraction® à laquelle je suis formée, ainsi que d’autres méthodes somatiques que j’ai étudiées.
Deux exemples concrets pour comprendre l'écoute du corps
Peur pertinente : surcharge de travail avec conditionnement limitant
Pour la personne débordée, en allant dans la sensation la plus présente, elle obtient une vue plus complète de la situation.
À partir de là, différentes informations peuvent être revisitées :
ses besoins réels,
le conditionnement qui l’empêche de poser ses limites,
les expériences qui ont construit ce conditionnement,
ainsi que des contre‑exemples — personnels ou observés — où dire non s’était bien passé.
En naviguant dans les souvenirs à l’origine du conditionnement, elle peut les intégrer pleinement et identifier ce qui était réellement dangereux, en comparant chaque élément du souvenir avec ce que le corps a déjà appris sur eux.
Le fait de poser ses limites se réassocie alors au neutre.
La personne pose ses limites naturellement, et ne ressent plus cette peur face à une nouvelle charge de travail.
Peur non pertinente : reprendre la voiture après un accident
Pour la peur de reprendre la voiture : en allant dans la sensation la plus présente, le souvenir de l’accident remonte.
En le revisitant, l’intégration peut enfin se faire. Les éléments associés au danger — la voiture, le lieu, l’intersection — se réassocient au neutre, car ils ne sont pas réellement dangereux au regard de toutes les informations que le corps possède sur eux.
Dans les deux cas, ce processus se fait le plus souvent de manière inconsciente : peu d’informations remontent à l’esprit, parfois aucune — mais le résultat, lui, est bien là.
Je peux t’accompagner
En apprenant à écouter ton corps, tu peux :
- apaiser rapidement tes peurs
- identifier les actions pertinentes pour préserver ton bien‑être — et parvenir à les poser naturellement
- retrouver clarté, sérénité et liberté d’action
C’est une approche simple, douce et profonde — et c’est justement ce que j’accompagne, à travers deux formules.
Une séance unique ou découverte t’aide à commencer à te sentir mieux et à découvrir l’écoute du corps.
Pour apaiser en profondeur ton anxiété liée aux situations qui t’impactent aujourd’hui, une pratique régulière est essentielle : c’est exactement ce que permet le Parcours Autonomie (8 séances). Il t’aide à intégrer l’écoute du corps dans ton quotidien, pas seulement pour aller mieux maintenant, mais aussi pour retrouver une vraie sérénité dans le futur — même si une situation totalement nouvelle vient te bousculer.
Grâce à cette régularité, tu développes des réflexes internes qui t’accompagnent partout : tu sais comment t’apaiser quand quelque chose te fait peur.
Tout se déroule en visio, via Zoom. Tu peux découvrir mes accompagnements ici : mes services. 🌞
