Ce qui m’a empêchée d’écrire pendant des années et comment j’en suis sortie

Ecriture

Pendant des années, j’ai cru que mes difficultés pour écrire venaient d’un manque de talent ou d’inspiration

Dès que je voulais écrire sur un sujet avec ma propre perspective, soit rien ne venait et c’était la page blanche, soit je réécrivais encore et encore en me disant que « ça n’allait pas », jusqu’à souvent finir par ne rien publier.

Les seuls moments où j’arrivais à écrire plus facilement, c’était quand je reprenais des idées déjà « validées » mille fois… et que rien de vraiment nouveau n’émergeait de moi.

Dans cet article, je te montre ce qui se cachait vraiment derrière mes difficultés et comment mon approche, l’écoute du corps, a tout débloqué.

Si tu as déjà senti un frein quand tu veux t’exprimer — écrire, créer, prendre la parole — tu vas probablement te reconnaître.

Et surtout : tu vas comprendre que ce type de blocage peut se relâcher.

Quand une sensation corporelle ouvre une porte oubliée

Un jour, en pratiquant l’écoute du corps — l’approche que je transmets aujourd’hui — une sensation dans ma hanche a attiré mon attention. 

Je n’essayais pas de comprendre. Je ne cherchais pas d’explication. Je faisais simplement ce que j’enseigne : accueillir la sensation, la ressentir, l’observer avec douceur et curiosité.

Et là… un souvenir est remonté.

Un cours de philosophie, au lycée. J’adorais aller loin dans ma réflexion et remettre en cause de nombreux aspects de la vie. J’avais même un blog où j’écrivais des textes philosophiques.

Mais ce jour‑là, ma professeure a lu ma copie devant toute la classe en se moquant. Sans chercher à comprendre ma réflexion. Sans m’offrir la sienne. 

Je me suis sentie humiliée.

Et sans m’en rendre compte, j’ai arrêté d’exposer ma pensée. J’ai arrêté mon blog.

Je n’avais jamais fait le lien avec mes difficultés à écrire aujourd’hui. Mais une partie de moi continuait à me protéger : « Ne t’expose pas. C’est dangereux. ».

Le comble, c’est que j’adore écrire — et j’étais souvent frustrée de ne pas avancer comme je le voulais. J’avais l’impression d’avoir un boulet aux pieds.

Quand le corps comprend que le danger n’est plus là

Ce jour‑là, en accueillant simplement cette sensation dans ma hanche jusqu’à ce qu’elle disparaisse, dans un espace sécurisant, quelque chose s’est ouvert.

Je me suis sentie plus légère. Et j’ai recommencé à écrire avec une fluidité que je n’avais pas ressentie depuis le lycée. Comme si une partie de moi avait enfin compris que le danger n’était plus là.

Notre corps enregistre une quantité immense d’informations au fil de nos expériences. Il accumule des données dont nous n’avons pas pleinement conscience, car notre perception consciente est naturellement limitée.

Lorsqu’une expérience difficile survient, comme celle que j’ai vécue au lycée, le corps associe les éléments de la situation au danger ou au désagréable.

D’après mes observations, il existe quelques exceptions :

    • les éléments déjà associés à de nombreuses expériences neutres ou agréables ne deviennent généralement pas menaçants après un événement difficile ;

    • c’est une question de poids entre ce qui a été vécu avant et ce qui a été vécu pendant l’événement.

Dans mon exemple, le fait d’écrire quelque chose de personnel a été associé au danger, et probablement d’autres éléments.

Je pars du postulat que lorsque nous accueillons une sensation et que nous revisitons un souvenir difficile dans un espace sécurisant, nous réassocions progressivement les éléments qui le composent à quelque chose de neutre.

À l’exception :

    • des éléments réellement dangereux selon le bon sens (sauter dans le vide sans protection, mettre la main dans le feu),

    • des éléments associés à d’autres expériences difficiles que nous n’avons pas encore revisité.

Parfois, plusieurs passages avec l’écoute du corps sont nécessaires si l’expérience a été très traumatisante.

Ainsi, des gestes bloqués — comme écrire quelque chose de personnel — redeviennent fluides. Ce n’est plus associé au danger.

Le chemin se rouvre, et l’élan peut revenir.

L’écoute du corps ne force rien

Dans mon cas, j’ai laissé le souvenir émerger parce que j’aime comprendre ce qui me façonne. Mais dans mon approche, on a toujours le choix :

    • revenir à la sensation,

    • laisser l’image se dissoudre,

    • continuer le processus de manière inconsciente.

Les résultats sont exactement les mêmes.

Et d’ailleurs, la plupart du temps aucun souvenir ne remonte. Juste une sensation qui se transforme.

Ce que j’aime profondément dans l’écoute du corps, c’est qu’elle ne demande pas de revivre les traumatismes. On n’a pas besoin de replonger dans les images. 

Si toi aussi tu sens qu’un blocage te retient

… dans tes projets, ton expression, … L’écoute du corps peut vraiment tout changer.

Je propose :

L’écoute du corps se pratique en autonomie : comme la conduite, on a besoin d’un moniteur au début puis les réflexes deviennent naturels, et c’est un véritable atout dans la vie de tous les jours. 🌞

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