Pourquoi on traverse parfois des phases de vide intérieur et comment en sortir

vide interieur

J’ai passé de longues années à chercher pourquoi certaines phases de vie nous font nous sentir vides, éteint·es. Parfois, elles viennent et repartent en quelques jours ou quelques semaines. Parfois, elles s’installent pendant des années.

Si tu te reconnais dans cette sensation de vide intérieur, cette impression d’être éteint·e ou coincé·e dans un quotidien qui ne te convient plus, sache que ce n’est ni une fatalité, ni quelque chose à résoudre seul·e dans l’urgence.

Ce que j’ai compris, c’est que ces phases sont des phases de transition. Elles n’indiquent pas que tu as un problème, ni que tu es “cassé·e”.

Elles signalent simplement qu’un chapitre de ta vie s’est terminé — parfois parce que quelque chose en toi a changé, parfois parce que tu as perdu quelqu’un ou quelque chose qui comptait — et qu’un nouveau chapitre est en train de s’ouvrir.

Je m’appuie sur ma propre expérience, et sur les accompagnements que j’ai déjà menés, pour t’expliquer pourquoi ces phases apparaissent — et surtout, comment en sortir beaucoup plus rapidement, et avec douceur.

Ces phases sont normales : ce sont des phases de transition

Ces phases sont en réalité normales : ce sont des phases de transition — celles où l’on devient une nouvelle version de soi — que tout le monde traverse, plusieurs fois dans sa vie.

C’est le cycle naturel de l’évolution. Nous nous transformons constamment, en fonction de nos expériences.

Et comme toute évolution, elle ne se fait jamais en un seul bloc : elle se fait par étapes.

On quitte une version de soi, on traverse un entre-deux où l’ancienne identité ne correspond plus tout à fait et où la nouvelle n’est pas encore installée, puis on se retrouve, un peu différent·e.

C’est cet entre-deux — ce moment où l’on n’est plus tout à fait qui on était, sans être encore tout à fait qui l’on devient — qui se vit souvent comme un vide intérieur.

Certaines de ces transitions demandent peu d’ajustements : elles se font presque sans qu’on s’en aperçoive. D’autres demandent une mise à jour beaucoup plus profonde — de nos habitudes, de nos relations, de notre façon de voir les choses — et prennent naturellement plus de temps.

Et si plusieurs de ces transitions s’accumulent sans qu’on ait pu rejoindre pleinement la nouvelle version de soi, le vide peut s’installer plus durablement.

Et c’est normal que ces phases existent : on change constamment, au fil de nos expériences, de nos rencontres, de nos interactions.

Parfois on perd ce qu’on aimait. Parfois on se met à aimer autre chose. Parfois on découvre des choses qui nous animent bien plus que ce qu’on faisait jusque-là. Rien de tout cela n’est un problème en soi — c’est le mouvement naturel d’une vie qui avance.

L’idée n’est pas de résister à ce mouvement, mais de l’accompagner. Sinon, il a tendance à persister davantage — et à rendre l’expérience plus difficile qu’elle ne devrait l’être.

On peut s’épuiser à nager à contre-courant, en s’accrochant à une version de soi qui ne correspond déjà plus à qui on est en train de devenir.
Ou on peut apprendre à se laisser porter par ce courant, à le suivre plutôt qu’à le combattre — ce qui rend la traversée bien plus douce, et bien plus rapide.

La chrysalide du papillon

Ces phases ressemblent à la chrysalide du papillon.

Vue de l’extérieur, la chrysalide semble immobile, presque vide. Mais à l’intérieur, la chenille se dissout entièrement pour se reconstruire, cellule par cellule, en papillon.

Ce vide que tu ressens n’est pas un vide sans sens. C’est ta chrysalide.

Sans une approche adéquate, ces phases peuvent devenir beaucoup plus difficiles à traverser et à en sortir. Mais lorsque tu écoutes ton corps, ces transitions se font beaucoup plus rapidement et en douceur.

Parce que ce n’est pas un moment pour te forcer à aller mieux, mais un temps pour revenir à toi et te transformer.

D'où vient ce vide intérieur, concrètement ?

Ce que tu aimes, ce qui est important pour toi, nourrit ton existence. C’est ce qui te donne cette sensation d’être vivant·e.

Alors quand cela n’a pas ou plus de place dans ton quotidien… oui, tu peux finir par te sentir « vide », éteint·e.

D’après mes observations, ce vide intérieur peut apparaître de deux manières.

1. Après la perte de sources de bonheur

Quand on perd une partie de ce que l’on aime, de ce qui nous tient vraiment à cœur — une activité, une relation, un lieu où l’on se sentait bien — on peut ressentir de la tristesse et se sentir vide, éteint·e.

Il est alors naturel de s’adapter et de se mettre progressivement en quête de nouvelles sources de bonheur, de nouvelles choses que l’on pourrait aimer, pour retrouver petit à petit cette étincelle en soi, cette soif de vie.

Mais cela suppose d’abord d’intégrer en douceur ce qui s’est passé, pour pouvoir aller pleinement de l’avant et identifier ce qui pourrait vraiment nous plaire aujourd’hui.

Se forcer à « se changer les idées » avec des solutions proposées par d’autres n’est souvent pas la bonne réponse — ce n’est pas toujours ce dont on a réellement besoin.

L’idée, c’est d’abord de faire une vraie pause.

C’est là que l’écoute du corps devient précieuse. Dès qu’il y a une perte qui nous rend triste ou vide à l’intérieur, on peut revenir à son corps, accueillir les sensations plus ou moins inconfortables qui se manifestent — lourdeur, pression, tension, …  Accueillir l’inconfort, c’est justement ce qui lui permet de se transformer.

En accueillant ces sensations, elles remontent des informations plus complètes sur la perte vécue, sur ce qu’on ressent vraiment.

Souvent, on procède alors, de manière inconsciente, à une revue détaillée de ce qu’on a vécu et perdu. Ce processus permet naturellement d’identifier la prochaine étape la plus juste pour soutenir son bien-être ici et maintenant — et de découvrir de nouvelles sources d’agréable, de nouvelles choses qui pourraient nous faire du bien, aujourd’hui.

2. Au fil de notre évolution, quand de nouvelles choses nous animent

L’autre cas de figure : on évolue, de nouvelles choses nous animent — mais on se sent freiné·e, coincé·e, pour y aller. Cela peut venir de peurs, de conditionnements, ou d’un sentiment d’impuissance.

À force de ne pas pouvoir y aller, on commence à se sentir vide, éteint·e, sans élan.

Là encore, l’écoute du corps est précieuse.

En revenant à ton corps, en accueillant les sensations inconfortables qui se manifestent à ce moment-là — lourdeur, pression, tension, … — tu captes, de manière inconsciente, des informations plus complètes sur l’origine de tes freins.

Ton corps se base sur ton présent et ton passé pour repérer un « danger » — mais ces associations ne sont pas toujours justes.

Par exemple, après un accident de voiture à une intersection, le corps peut associer plusieurs éléments présents au danger (ou au désagréable) : la voiture, le lieu, les intersections… même si ces éléments n’étaient pas la cause réelle de l’accident.

Le corps enregistre les expériences sans les comprendre. Il retient ce qui était là au moment où quelque chose s’est produit.

En écoutant ton corps, deux situations peuvent notamment se présenter :

    • Le frein n’était pas pertinent : L’association au danger se transforme d’elle-même lorsqu’elle n’est pas appropriée, et le frein s’apaise ;
    • Le frein était pertinent : Les actions à entreprendre deviennent claires pour avancer dans les meilleures conditions. 

Ta conscience n’a, par nature, qu’une vue restreinte sur ta vie. Ton corps, lui, a accumulé une immense quantité d’informations au fil de tes expériences — une sorte de base de données interne, à laquelle tu accèdes en écoutant ton corps.

Cela permet de dessiner une trajectoire bien plus appropriée, où ce qui compte vraiment pour toi aujourd’hui est mis à l’honneur sous toutes ses facettes et dans les meilleures conditions.

Comment écouter ton corps, concrètement ?

    1. Reviens tranquillement à ton corps.
    2. Remarque la sensation qui attire le plus ton attention (lourdeur, pression, tension, etc.).
    3. Ressens-la, tout en l’observant avec un regard doux et curieux, jusqu’à ce qu’elle se transforme et disparaisse. Dès qu’elle bouge, tu la suis avec ta conscience.

Si une sensation persiste après un bon moment d’observation, tu peux t’arrêter dès que tu en ressens le besoin, et reprendre la pratique une autre fois. Tu ne repartiras pas de zéro : tu as déjà commencé à changer.

Renouvelle cette pratique jusqu’à ce que tu te sentes serein·e, avec un nouvel élan.

Je peux t'accompagner

Sur le papier, ça peut sembler simple. Mais en pratique, ce n’est pas toujours évident au début, et c’est normal.

C’est pour cela que je propose des accompagnements, pour apprendre l’écoute du corps pas à pas. Elle a tellement de cas d’usage, et elle transforme véritablement le quotidien lorsqu’elle est pleinement maîtrisée 💜

Tu peux découvrir mes accompagnements.

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