Peut‑être que tu portes un objectif, un rêve qui compte vraiment pour toi. Et malgré ton envie, quelque chose en toi se fige à l’idée d’avancer. Tu te dis peut‑être que tu n’es pas légitime, que c’est trop compliqué, trop risqué, ou que tu n’y arriveras jamais…
Si c’est ce que tu vis, tu n’es pas seul·e. On traverse tous ces freins un jour ou l’autre. 💜
Dans cet article, je te partage les clés qui m’ont permis de lever mes freins intérieurs, et qui ont aussi aidé les personnes que j’accompagne à avancer plus sereinement.
D’où viennent les freins intérieurs ?
Un frein intérieur, c’est tout ce qui nous retient au moment de poser une action ou d’avancer vers un objectif :
une peur,
un conditionnement limitant (« ce n’est pas possible pour moi »),
ou un inconfort corporel qui fait penser : « ce n’est pas juste ».
Dans la suite, on explore les deux raisons les plus fréquentes, puis comment les lever de manière douce et efficace.
1. L’action envisagée est bonne pour toi... mais elle rappelle une expérience difficile ou sort d'un cadre “sécurisant” appris
Il arrive que l’action envisagée soit réellement bonne pour toi… mais que ton corps ait associé certains aspects au danger ou au désagréable.
Dans ce cas, même si l’élan est là, une partie de toi dit « non ».
Exemple
Si, enfant, ta créativité a été critiquée ou ridiculisée, ton corps peut associer le fait de créer, écrire ou t’exposer à la souffrance.
Tu peux avoir envie de faire des vidéos pour ton activité… mais ressentir une peur panique, parce que cela réactive inconsciemment une expérience difficile du passé. Tu t’attends à souffrir, même si la situation actuelle n’a rien de dangereux.
Les cadres appris
Certains freins viennent aussi de ce qu’on t’a répété de nombreuses fois :
« Ce n’est pas raisonnable »
« On ne réussit pas dans cette voie »
« Il faut être sérieux pour être heureux »
Ces phrases deviennent des cadres appris. Elles freinent ton élan, alors même que l’action n’a rien de risqué.
Pourtant, tu as déjà vu des contre‑exemples : des choix jugés “pas raisonnables” qui ont fonctionné, des décisions “trop risquées” qui ont apporté plus de joie, plus de sens.
Mais ces expériences ne suffisent pas toujours à contrebalancer des conditionnements installés depuis des années.
2. L’action envisagée n’est pas pleinement pertinente pour toi
Il arrive aussi que l’action envisagée ne soit pas la plus juste.
Dans ces moments‑là, le frein a du sens : il invite à ralentir, à revenir à toi, à sentir ce qui a besoin d’être ajusté.
Exemple
Tu veux accompagner des personnes avec une méthode apprise… mais tu as du mal à en parler. Non pas par peur, mais parce que cette manière de l’expliquer ne reflète pas vraiment ce qui est important pour toi.
Un conditionnement — comme « ceux qui m’ont beaucoup apporté ont toujours raison » — peut t’empêcher d’ajuster la méthode ou d’en créer une version plus alignée avec toi.
Parfois, d’autres actions doivent venir avant
Il arrive aussi que l’action envisagée ne soit pas mûre : d’autres étapes doivent être posées avant pour honorer ce qui compte pour toi.
Le corps voit plus large que la conscience
Ta conscience ne voit qu’une partie du tableau. Ton corps, lui, a accumulé un immense volume de données au fil de tes expériences. Il possède une vision plus vaste, plus fine, plus complète.
Quand des informations complémentaires existent — des éléments que ta conscience n’a pas encore pris en compte — ton corps te les signale par une sensation inconfortable.
Avancer main dans la main avec son corps 🫶
Chaque frein a sa raison d’être.
Certains freins sont porteurs : ils montrent qu’une autre manière d’avancer serait plus juste.
D’autres freins nous compliquent la vie : ce sont des échos du passé ou des cadres appris qui n’ont plus de sens aujourd’hui.
L’écoute du corps permet de distinguer les deux : fausse alerte ou information utile — parfois même les deux en même temps.
Le corps est complexe… et précieux.
Comment lever ces freins, concrètement ?
Dès que tu te sens freiné·e, l’invitation est d’écouter ton corps.
Deux possibilités peuvent se présenter :
1. Le frein était une fausse alerte
Rien n’est réellement dangereux ici et maintenant. Le frein se lève naturellement. Tu retrouves l’apaisement, et l’élan revient.
2. Le frein était pertinent
Des actions que tu n’avais pas envisagées deviennent évidentes. Une clarté nouvelle apparaît. Tu ajustes, tu rediriges, tu avances autrement.
Comment écouter ton corps (concrètement) ?
Dès que tu sens un frein (peur, conditionnement, inconfort…), fais une pause.
Reviens tranquillement à ton corps.
Remarque la sensation la plus présente : lourdeur, tension, nœud…
Ressens-la, observe‑la avec douceur et curiosité, jusqu’à ce qu’elle se transforme et disparaisse. Dès qu’elle bouge, tu la suis avec ta conscience.
Si elle persiste, tu peux t’arrêter. Tu ne repars jamais de zéro. En repensant à la situation, ton corps reparlera avec les informations restantes.
Renouvelle la pratique jusqu’à sentir revenir la clarté, la sérénité, l’élan.
Parfois, il faut plusieurs séances. Tout dépend de ce qui te retient.
Une précision essentielle sur l’écoute du corps
Quand tu écoutes ton corps, très peu d’informations remontent au mental. Parfois même aucune.
Les changements se produisent à un niveau inconscient : quelque chose se réorganise, se clarifie.
À l’issue, tu te sens plus serein·e, plus clair·e, avec un nouvel élan.
L’objectif de cet article n’est pas d’expliquer tout le processus — ce serait trop long. Je veux simplement te transmettre une pratique qui fonctionne vraiment, à condition d’être patient·e.
Je peux t'accompagner
Sur le papier, cela semble simple. En pratique, ce n’est pas toujours évident — et c’est normal. 💜
C’est pour cela que je propose des accompagnements basés sur l’écoute du corps, pour celles et ceux qui souhaitent être guidé·es pas à pas.
Tu peux découvrir mes accompagnements. 🌞
